Cet
article privilégie les analyses contemporaines en termes de coûts
de transaction et plus encore en termes d'asymétrie d'information
pour envisager deux thèmes qui marquent nettement l'actualité
présente : la libéralisation des industries de réseaux
et la globalisation financière. Ces deux thèmes ont été
choisis non seulement pour leur actualité mais aussi parce qu'ils
se fédèrent dans une problématique commune : quelle
est la place aujourd'hui du marché et de la règle dans
la coordination des activités économiques ? Cette problématique
est bien évidemment à l'intersection de nos trois disciplines
maîtresses, l'économie, le droit et la gestion mais elle
est aussi au cœur de l'économie politique, et cela pour
au moins trois raisons. La première est qu'elle renvoie à
des débats récurrents en économie : libéralisme
/ interventionnisme, État / marché, plan / marché,
etc. La seconde est que cette problématique constitue l'un des
axes à partir desquels des auteurs comme Olivier Favereau positionnent
les différentes théories économiques les unes par
rapport aux autres et brossent un panorama éclairant de l'évolution
de la pensée économique. La troisième est que la
problématique marché / règle traverse toute l'analyse
économique, qu'il s'agisse de la microéconomie, avec le
dilemme réglementation / déréglementation / re-réglementation,
ou de la macroéconomie, avec le dilemme régulation / dérégulation
/ re-régulation. C'est cette dernière dichotomie -micro
/ macro- qui sert de principe d'organisation à notre développement,
avec dans une première partie l'étude de la microéconomie
de la réglementation, appliquée plus spécialement
aux industries de réseaux, et dans une deuxième partie
l'étude la macroéconomie de la régulation, consacrée
plus particulièrement aux crises financières.
PUBLIC VISÉ
:
Enseignants déconomie et étudiants en économie.
Ce document est
une version augmentée et actualisée d’un article
paru dans les Cahiers d’Économie et Gestion de septembre
et décembre 1999.